FESTIVAL PFE 2018.  vendredi 21 septembre – 19 heures 30

L’EMPREINTE EPHEMERE

La danse, la musique, le dessin se répondent. Le corps d’Ophélie Rahif résonne au rythme des sons émis par les grelots, l’udu de Michel Millerioux,  entre en correspondance avec les traits au fusain esquissés par Sandrine Buessler. A moins que ce ne soit l’inverse.  A moins que ce ne soit autrement.

Chacun des trois artistes écoute l’autre, regarde l’autre, se déplace par rapport à l’autre. Par rapport aux sculptures exposées dans l’Usine, aux murs de l’Usine, à son sol, au public qui regarde et qui vibre avec eux. Car si la trame de cette performance est posée, sa beauté réside aussi dans l’imprévu. S’il arrive qu’un meuble, une personne fassent obstacle au déroulement du spectacle, il se fera différemment. C’est le jeu. C’est la magie du moment. C’est la force de ces empreintes laissées par le geste de la danseuse, la vibration des percussions qui demeurent en suspens et s’évanouissent, par les dessins faits à dessein au  fusain, poussière de charbon qui retournera poussière. Ça ne dure pas, rien ne dure, c’est pour cela qu’il faut être là, pour capter ces instants de grâce et d’harmonies. C’est une chanson de gestes. Mélodieuse. Poétique. Sensuelle. Et volatile.

Catherine Soulingeas

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