Les Martines

les Martines, une association féminine avec Lysiane Dupuis, Valérie Hertout, Véronique Maurice; mise en scène et photographiée.

2009 : naissance des Martines.

En ce temps-là, trois amies, Lysiane, Valérie et Véronique réfléchissent à l’idée d’une entreprise de rénovation de la cour où l’une d’elle avait son atelier. Leur œil s’arrêta au porche qui menait de cette cour à la place Omer Vallon à Chantilly et le parti pris fut de s’emparer des murs et de les rénover afin de faire exister un lieu pour y accueillir des peintres, sculpteurs, photographes … un nom fut donné à cet espace d’exposition : le petit musée de la cour en hommage au grand musée Condé.

Ne sachant que proposer en première exposition dans cette galerie extérieure, les trois amies décidèrent de réaliser elles-mêmes l’exposition inaugurale. Elles s’imaginèrent dans Chantilly par ce bel été et rêvèrent de conquérir des places fortes de la ville que chacun connaît, de se mettre en scène avec humour et fantaisie et de proposer ainsi un parcours photographique dans la ville. Il fallut  un nom à cette exposition. Ce fut « Les Martines en vacances », nom évocateur et suffisamment intemporel avec peut-être déjà dans l’inconscient l’idée d’une série …

Les Martines en peinture 

La série des “Martines en peinture” présente 18 photos réalisées à Chantilly en 2011. Ce sont des tableaux vivant fidèlement issu de la collection du muse Condé. Le Petit Musée de la Cour se penche sur le patrimoine pictural local afin de créer un fil rouge tissé entre l’espace conventionnel d’exposition du château et les murs du passage ouvert sur la place Omer Vallon.

Les Martines s’approprient joyeusement le passé, en l’imprégnant de leur expérience contemporaine, nous renvoyant un vécu délicatement décadent. Elles nous rappèle que par delà des atours et les exigences de la condition se cachent des anecdotes universels, heureux ou dramatiques. Car toutes ces peintures nous renvoient la question muette de l’être en position sociale se confrontant à son individualité profonde.

"Les Martines en vacances", série de photographies - Patrick LIBEREAU

« Les Martines en vacances : Cité », photographie – Patrick LIBEREAU

visitez la Galerie PFE des Martines : « Martines en vacances » et « Martines en peinture »  photographiées par Patrick Libéreau. http://picardieforever.com/portfolio/les-martines/

Les « Martines en campagne » 

Cet épisode des Martines nous plonge dans un décor suranné d’après-guerre. « Un mystérieux paquet » symbolise le combat mené par ces trois femmes au travers d’improbables aventures qui les mènent,  en liesse,  au jour du premier vote des femmes, point d’orgue d’un combat acharné et revisité à leur manière.

Pour la première fois, les Martines s’éloignent du Petit Musée de la cour et se mêlent aux pas des habitants dans une « ballade photographique à remonter le temps ». Ce sont 44 photographies exposées le long des rues de Chantilly.

Les « Martines se marient »

Pour le quatrième épisode de la série, les Martines décident  de réinventer  cet  événement festif et heureux des plus conventionnels et nous content leurs  fantasques noces au bras de 32 épousés.  Le lieu  de la noce reste identique mais chaque couple nous dévoile une  nouvelle facette,  drôle et  inventive, quitte à parfois nous bousculer … un peu.

Elles sortent à nouveau du « Petit Musée de la Cour » et se tournent résolument vers la ville. Les commerçants participant à l’aventure ont ouvert leur vitrine, faisant ainsi de la rue une vaste galerie ouverte au public. Quant aux épousés, ils se sont prêtés vaillamment au jeu de cette nouvelle gageure.

"Les Martines se marient", photographies - Eve GROZINGER

« Les Martines se marient », photographies – Eve GROZINGER

visitez la Galerie PFE des Martines : « Martines en vacances » et « Martines en peinture »  photographiées par Eve GROZINGER http://picardieforever.com/portfolio/les-martines-2/

(et pour en savoir plus sur Eve GROZINGER : http://picardieforever.com/2016/03/01/eve-grozinger/)

 Démarche artistique :

– Le nom des  Martines est emprunté à l’héroine de BD pour enfants. La série, objet d’identification retrouve aujourd’hui une certaine actualité.

– Leurs aventures sont théâtralisées. L’improvisation est de rigueur, la spontanéité maître d’oeuvre.

– Evoquer des sujets sérieux de façon humoristique. Le rire est parfois porteur de vérité dissimulée dans des habits trop raides. Ici c’est l’humour qui amène à réfléchir.

– Nées à Chantilly, implantées au Petit Musée de la Cour, elles déclinent leurs aventures dans les lieux connus de la région.

– Aller à la rencontre du public, rendre la création accessible à la ville et à ses habitants.