FESTIVAL PFE 2018.  vendredi 21 septembre – 19 heures 30

L’EMPREINTE EPHEMERE

La danse, la musique, le dessin se répondent. Le corps d’Ophélie Rahif résonne au rythme des sons émis par les grelots, l’udu de Michel Millerioux,  entre en correspondance avec les traits au fusain esquissés par Sandrine Buessler. A moins que ce ne soit l’inverse.  A moins que ce ne soit autrement.

Chacun des trois artistes écoute l’autre, regarde l’autre, se déplace par rapport à l’autre. Par rapport aux sculptures exposées dans l’Usine, aux murs de l’Usine, à son sol, au public qui regarde et qui vibre avec eux. Car si la trame de cette performance est posée, sa beauté réside aussi dans l’imprévu. S’il arrive qu’un meuble, une personne fassent obstacle au déroulement du spectacle, il se fera différemment. C’est le jeu. C’est la magie du moment. C’est la force de ces empreintes laissées par le geste de la danseuse, la vibration des percussions qui demeurent en suspens et s’évanouissent, par les dessins faits à dessein au  fusain, poussière de charbon qui retournera poussière. Ça ne dure pas, rien ne dure, c’est pour cela qu’il faut être là, pour capter ces instants de grâce et d’harmonies. C’est une chanson de gestes. Mélodieuse. Poétique. Sensuelle. Et volatile.

Catherine Soulingeas

Festival PFE 2018 : Archéologie, traces et empreintes au service de l’histoire

Festival PFE   2018

Samedi 22 septembre. 17 heures 30

L’historien Jean-Louis Brunaux relit les textes antiques à la lumière des documents matériels révélés par les fouilles archéologiques, les idées reçues volent en éclat.

L’archéologie est-elle un travail sur l’empreinte ?

Jean-Louis Brunaux. C’est un travail sur les restes matériels tels que les vases, les armes, les constructions. Ainsi on retrouve les traces de constructions gauloises grâce aux traces de poteaux qui subsistent parfois. Avec les progrès scientifiques, on peut étendre ces empreintes à des éléments nouveaux comme l’ADN.

Existe-t-il des civilisations ayant délibérément cherché à ne pas laisser d’empreintes ?

JLB. Difficile de dire que ce fut délibéré. Toutefois, les individus de certaines cultures détruisaient leur village pour le reconstruire ailleurs, c’est le cas de la population néolithique dans la vallée de l’Aisne.

Vous avez écrit dans l’un de vos ouvrages que les Gaulois ne cherchent pas à laisser de traces de leur passage sur terre, ne pratiquent pas l’écriture. 

JLB. Effectivement, ils n’ont pas cherché à laisser des monuments, des témoignages de leur vie et de leur civilisation. Par leur culture, les Gaulois sont assez proches des Grecs et des Latins. En revanche, par leur spiritualité, ils s’apparentent davantage aux civilisations asiatiques. Ils croient en la réincarnation. Ce qui importe aux Gaulois, c’est  le cycle qui mènera leur âme vers les astres et les dieux. Dans cette optique, laisser une trace de leur passage sur terre est secondaire parce que la vie terrestre  est secondaire.

Que révèle l’Eglise de Bitry que vous étudiez avec l’œil d’un archéologue ?

JLB. Nous disposons de peu de textes anciens. Rien ne nous permet de connaître la date de construction de l’église de Bitry, ni même pourquoi et comment des changements se sont produits. Cependant, nous avons découvert un sol d’époque romane déposé sur des remblais importants. Sous ces remblais au niveau du clocher, nous avons découvert une église plus ancienne présentant le plan et les dimensions d’un temple romain.

Le village de Bitry est-il né à partir de cette église ?

JLB. La partie la plus ancienne de l’église révèle que la voûte en berceau est en partie couverte de restes de peinture datant des 12 e et 13 e siècles. Cette peinture permet de synchroniser un tas d’éléments. On constate que les quatre murs, le porche, la voûte ont formé un ensemble. Cette église primitive est une église édifiée par le seigneur du lieu de façon à rassembler la population qui, jusque dans les années 600,   se répartissait dans des fermes et non dans des villages. C’est une église cimétériale destinée à ce que les gens puissent y être enterrés. Dans les années 1000, le village de Bitry a connu un certain succès. Son église s’est alors développée.

A lire : Vercingétorix de Jean-Louis Brunaux, collection NRF Biographies – Gallimard.

Catherine SOULINGEAS.

ART et RECYCLAGE

Artistes en herbe ou déjà en fruit il est temps de vous exprimer et de laisser parler votre créativité
Rien ne doit plus se perdre, tout peut se transformer. Ce qui s’amorçait comme une prise de conscience Affiche du concoursdevient une nécessité, un enjeu majeur, une source de création et d’inventivité. C’est là, que vous, membres du collectif d’artistes de PFE, êtes précieux et uniques. Un concours vous est dédié. Par le biais d’un projet artistique intégrant le recyclage du papier, du carton, du plastique, de la ferraille.
Pour ce concours, Picardie For Ever s’est associé à NCI environnement, filiale du groupe Paprec, entreprise française et principal acteur du recyclage, du traitement et de la valorisation des déchets. La valorisation : pourquoi pas par l’art.
Forcément par l’art.
>3 septembre 2018, lancement du concours PFE-Paprec ouvert au collectif d’artistes de PFE.
22 décembre 2018, remise des dossiers de présentation des œuvres.
14 janvier 2019, les trois dossiers retenus sont annoncés.
15 mars 2019, livraison des trois œuvres. Dotation de 1000 euros pour chacun des lauréats. Exposition des œuvres lors de l’inauguration du site NCI de Villers Saint Paul.

Le règlement du concours est disponible auprès de Aurélien Garcia, directeur artistique de PFE ou de Elise Hague, chargée de communication Paprec Group.

On a grand besoin de toi !!

Nous lançons le financement participatif pour organiser au mieux le festival de cette année, et avons vraiment besoin de ton aide !
Pour continuer à profiter de ce moment fort en création et en connexion, soutiens nous par un don, peu importe le montant, le tout étant de participer !
Et surtout : partages autour de toi. Tu sauras convaincre tes proches, tes amis, tes collègues !
Aurélien, Emmanuelle et moi faisons notre maximum, on compte sur toi pour nous soutenir sur ce super projet.

Voici le lien de la page :

https://www.helloasso.com/associations/picardie-for-ever/collectes/a-la-rescousse-de-l-usine

Escapade, au fil de l’Oise à Longueil-Annel.

Un concert de Rattlesnake Joe & Whistlin’ Kik pour fêter le numéro 20 deL’Ardoise Magazine et le lancement de la production du festival Picardie for ever.
Après avoir été immergé dans l’univers de la batellerie sous le regard deGilson Jean-Pierre auteur du livre « les gens d’à bord »,
nous quitterons le port de Longueil-Annel, Picardie, France à 20 h le vendredi 25 Mai pour les rives de la Ville de Compiègne.
Mets de qualités et musiques accompagneront les 80 voyageurs pour un retour sur Terre vers 22 h30.
Découverte de quelques kilomètres de la fameuse rivière qui nomme notre département et partage d’un moment insolite et convivial au milieu de ses eaux sans autres sons que la musique, la nature et vos échanges de mots.
La Guinguette restera unie plus tard dans la nuit mais nous libérerons l’équipage après la mutinerie…

Prix 30 euros pour croisière, dîner, concert et coupe ou boisson
Réservation à lucile@picardieforever.com
Adresse: 59 avenue de la Canonnière 60150 Longueuil-Anel.

Affiche de l’évènement

Regarder, écouter, savourer : journée Tryptique à Pierrefonds le 4 mars 2018

Rendez-vous à 10 heures au chalet du Lac à Pierrefonds pour une journée rythmée par un brunch, les ballades rock’folk d’Ali Danel, la visite du château de Pierrefonds et de l’exposition « L’empreinte du geste » en compagnie des artistes qui y présentent leurs œuvres. Des œuvres spécialement réalisées pour Pierrefonds par Maya Reich, Charlotte Foucault, Philippe Alliel, Aurélien Garcia et Nicolas Vonkrissen. Sur le vitrail, la pierre, le bois, la toile, chacun y a imprimé son geste, sa vision, sa sensibilité.  Chacun sera là pour parler de son travail et offrir à voir.

Tarifs :
40 euros (adhésion à l’association PFE+ brunch+ concert + visite du château de Pierrefonds.
30 euros (brunch+ concert + visite du château).
20 euros (enfants de moins de 15 ans)

Exposition PFE Pierrefonds

Œuvres exposées dans la salle du Donjon du Château de Pierrefonds

Aurélien Garcia Photographe

CHARLOTTE FOUCAULT Artiste dessinatrice

MAYA REICH Peintre verrier

NICOLAS VONKRISSEN Plasiticien

PHILIPPE ALLIEL Peintre

En fond, du bleu comme le cosmos, recouvre le noir d’origine de la toile. S’y détachent en arrière plan les tours du château de Pierrefonds, leurs crénelages, le chemin de ronde ponctué de créneaux et de meurtrières. A cette foule monumentale presque écrasante font écho l’envol et la légèreté. L’envol d’un ange ailé. Au départ Philippe Alliel avait songé représenter un alien (Alliel -Alien ?), finalement ce fut un ange. Si l’ange Lucifer porte la lumière, cet ange ci est porteur d’amour. De Love. Love écrit de haut en bas, dans un rectangle long et étroit semblable à une des meurtrières du château. Love en anglais, désormais langage universel compris du plus grand nombre. Love parce que les personnes ayant combattu en 14- 18 ont accompli un acte d’amour. A leurs coeurs défendant certes. N’empêche, ils l’ont fait. 

Le champ de force libéré par l’ange ailé est matérialisé par des cercles concentriques blancs. A leur périphérie, deux chaos de couleurs sphériques figurent des noeuds d’énergie. C’est l’instinct qui parle, la couleur qui explose, la vie qui palpite, l’espoir qui ne demande qu’à jaillir. Toujours

Philippe Alliel : HOPE